Victime de la pollution, des pluies acides, des intempéries, de l’usure du temps, Notre-Dame était, avant l’incendie d’avril 2019, mal en point. Lorsqu’il prit les rênes du chantier de restauration de la cathédrale, en 2013, Philippe Villeneuve dressa un inventaire inquiétant. « Des pinacles à deux doigts d’éclater avaient été sommairement sanglés. Des gargouilles, ces gouttières médiévales, avaient été étêtées et remplacées par des tuyaux en PVC. Les pierres des arcs-boutants s’effritaient… La flèche, le chevet et la sacristie étaient particulièrement fragilisés », se rappelle l’architecte. La liste des travaux à mener d’urgence était longue et les moyens insuffisants. « Avec un budget de l’ordre de 6 millions d’euros par an (État, diocèse et mécénat), les opérations de restauration étaient réalisées au coup par coup, pour parer au plus pressé. » C’est ainsi…