C’est l’État le plus inégalitaire et le plus pauvre des Amériques, et il est périodiquement secoué par des ouragans et des tremblements de terre. Près de la moitié de sa population a faim, et en Haïti, on manque de tout : eau potable, électricité, médicaments, hôpitaux, écoles, policiers, etc. Or depuis quelques années, les Haïtiens sont aussi terrorisés par des bandes armées. La violence a récemment grimpé d’un cran, dans un pays sans président depuis l’assassinat du dernier chef de l’État, il y a trois ans : le 29 février 2024, des gangs armés occupaient plus de 80 % de la capitale, Port-au-Prince, qu’ils mettent à feu et à sang.
Ils parlent de « révolution sociale » – « un discours populiste visant à maquiller leurs exactions », souligne Frédéric…
