Sneakers pour tous, sacs à bretelles anti-transpiration, bobs rose, jaune vif et turquoise à pois noirs, leggings peu flatteurs, shorts et tee-shirts hasardeux en polyamide élastique, souvent ornés de l’inénarrable Phryge, mascotte des JO 2024… Cet été, Paris a décroché un titre inattendu : celui de capitale de l’inélégance. Comment la Ville lumière, autrefois bastion du chic, qui plus est lorsqu’elle inventait le sportswear, a-t-elle pu se transformer en un anti fashion show si criant ? L’exposition La Mode en mouvement, au Palais Galliera, saurait-elle éclairer ce paradoxe ?
« Nous n’avons pas cherché à juger du bon ou du mauvais goût », avertit immédiatement Marie-Laure Gutton, commissaire scientifique en chef de l’exposition. Ce deuxième volet, labellisé Olympiade culturelle et présenté jusqu’en janvier 2025, dévoile plus de 250 nouvelles oeuvres…
