La Troisième République avait quatre ans seulement. Après la défaite cuisante face à la Prusse en 1870 et les horreurs fratricides de la Commune, la France allait connaître une nouvelle révolution d’une toute autre nature. Point de guillotine, de barricades ni de sans-culottes, mais plutôt des punks à lorgnons et redingotes, peintres de leur état, formés dans les ateliers classiques et résolus à s’affranchir des Fourches caudines d’un système académique rigide et dépassé dans son idée de la peinture. Sortir du cadre, de l’atelier, peindre au vif et en couleurs, la nature comme les villes, les gares, les ports, les cafés… la vie moderne donc!
C’est d’ailleurs dans un café bruyant de ce qui est aujourd’hui l’avenue de Clichy que le vendredi soir, autour d’Édouard Manet, une bande de fortes…
