En ce début 1215, l’autorité de Jean sans Terre vacille. Fraîchement sorti de sa fâcherie avec le pape Innocent III, le roi se heurte à la colère des « barons » du Royaume, autrement dit de la haute noblesse titrée. Ils ne lui pardonnent pas la perte des domaines continentaux au profit du roi français Philippe-Auguste, la Normandie en 1204, puis l’Anjou, le Maine, la Touraine et le Poitou en 1206. Ni les défaites humiliantes de la Roche-aux-Moines et de Bouvines, en juillet 1214. Et encore moins ses abus de pouvoir et ses exigences fiscales afin de financer ses incessantes campagnes militaires. Au printemps, la révolte explose. Une troupe armée de barons s’empare de Londres. En juin, le monarque, acculé, se résigne à signer la Grande Charte (Magna Carta), 63…
