Le monde, pour le XVIIIe siècle occidental, est encore celui raconté par la Bible, et son histoire celle de ses deux Testaments. Le rapport au passé va toutefois prendre une autre tournure, qui s’incarne dans les ruines si nombreuses par endroits – comme à Rome. De plus en plus on se déplace pour voir ces témoins antiques qu’on n’approchait que par les textes des Anciens… Pour certains, qui sillonnent l’Europe jusqu’en Orient, il s’agit même d’en faire la description, voire d’en découvrir de nouvelles, puisqu’on sait maintenant, grâce aux fouilles d’Herculanum et Pompéi (voir p. 16), que des vestiges oubliés peuvent être sciemment cherchés.
Dans cette quête proto-archéologique, les textes des Anciens restent la référence : les écrits d’historiens et géographes grecs (Diodore de Sicile, Strabon, Hérodote, etc.), le récit…
