Souffrir pour la gloire… tel était le terrible destin des castrats. C’est ce que révèle l’étude publiée, fin juin, dans Nature Reports à propos du squelette de Gaspare Pacchierotti, soprano italien de la fin du XVIIIe siècle, opéré avant ses 12 ans : « Nous voulions reconstruire son profil biologique et comprendre les secrets de sa sublime voix », explique Alberto Zanatta, l’anthropologue qui a mené la recherche au laboratoire du musée d’anatomie pathologique à l’université de Padoue, en Italie. Si les restes du castrat Farinelli, autre virtuose italien du XVIIIe siècle, avaient aussi été analysés, « nous n’avions qu’un squelette partiel, et plusieurs des os n’avaient pu être attribués au chanteur avec certitude », précise le chercheur. Avec Pacchierotti, les résultats, à la croisée des sciences humaines et médicales,…
