Les grottes paléolithiques aux œuvres spectaculaires, de Chauvet à Lascaux, font l’objet depuis longtemps d’études les plus pointues… Ce qui n’était guère le cas de peintures plus simples, perçues comme moins riches en informations. Une idée reçue démontée, dans Journal of Archaeological Science de juin, par Francesco d’Errico, de l’université de Bordeaux (PACEA). Avec son équipe, il s’est penché sur 4 des 317 disques d’ocre rouge de la grotte d’El Castillo (Espagne) vieux de 34 000 à 40 000 ans, ce qui les place au début des productions picturales européennes. « En croisant l’étude des peintures, l’analyse statistique de données techniques et morphologiques, ainsi que la reproduction expérimentale, il est possible de déceler différentes techniques et une complexité inattendue dans les comportements », tant pour utiliser les variations des parois…
