En 1792-1793, la rupture entre la Révolution et l’Église est consommée. Les révolutionnaires se lancent dans une véritable déchristianisation de la société. Elle s’attaque notamment à l’un des repères les plus fondamentaux, les plus établis : celui du temps. Le calendrier révolutionnaire est l’œuvre de deux esprits, Gilbert Romme et Philippe François Nazaire Fabre, dit Fabre d’Églantine. Il se caractérise par la volonté d’adopter un système universel, décimal, bref une division du temps fondée sur la raison. L’année est composée de 12 mois de 30 jours chacun, auxquels on additionne cinq ou six jours (dits les « sans-culottides ») pour arriver à 365 ou 366. Chaque mois est divisé en trois décades de dix jours. Les noms des jours, inspirés du latin, sont : primedi, duodi, tridi, quartidi, quintidi, sextidi,…
