Il y a plus de vingt-trois siècles, Platon a raconté dans deux dialogues, le Timée et le Critias, la cosmogonie, l’organisation politique, la géographie et la topologie d’un État maître des mers et conquérant, jouissant d’une civilisation raffinée et comblée par les infinies richesses de son sol. Mais en proie à un orgueil sans mesure, l’Atlantide aurait été, en pleine bataille contre Athènes, 9 000 ans avant J.-C., victime d’un formidable cataclysme qui la fit en un jour et une nuit disparaître à jamais dans les flots.
Pour les exégètes du philosophe, Platon a seulement voulu tendre aux Athéniens un miroir inversé pour critiquer à mots couverts les ambitions hégémoniques de leur cité. Si les premiers concernés semblent avoir compris le message, le statut indécis du récit de Critias –…
