Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.
Depuis quelques années, le jovial comédien José Garcia prête son visage à une marque de vin, “Rosé Garcia”. Sa moustache de mousquetaire égaie l’étiquette de cette cuvée dont, je dois dire, on ne trouve pas mention dans La RVF. Pourquoi en parler? Parce qu'au début du mois d'avril, l'acteur fan de rosé a été condamné à 10000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris. Qu'a-t-il fait? L'interprète de Max Salinger dans “Tout schuss” a fait la promotion de son Rosé Garcia dans une vidéo, avec l'enthousiasme qu'on lui connaît. Cette vidéo a circulé. Sur un site, neo.tv., puis sur le compte Instagram de la marque “Les Niçois”, qui produit le Rosé Garcia. Vous ne voyez pas le problème? Eh bien voilà: en France, c'est interdit. Au pays du Montrachet…
La RVF/ Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre sur la vigne face à la crise écologique? Pour vous répondre, je dois faire référence à un autre livre Éloge du carburateur de Matthew B. Crawford. Il traite de la philosophie du travail, et notamment des métiers artisanaux. Comme Crawford, quand j’étais attaché préfectoral, je me suis demandé ce que j'avais fait pour me retrouver au milieu de ces « éclopés du taylorisme en col blanc »… On s'est trop habitué à ce distinguo entre métiers manuels et intellectuels. Je suis issu d'une famille de vignerons du côté de mon père, d'artisans bouchers-charcutiers du côté de ma mère. J'ai entendu chez eux une forme d'auto-disqualification, même chez mon père, qui disait: « Surtout fais pas ce boulot de con……
C'est une succession de galeries, trois kilomètres de boyaux taillés dans le gypse sur quatre niveaux, un labyrinthe creusé par la main de l'homme à cinquante mètres de profondeur. Il y a cent ans, ces carrières de gypse donnaient du “blanc de Meudon”, matériau prisé des artistes qui servait aussi à faire briller les métaux. Aujourd'hui, les galeries ont viré au rouge. 1,1 million de bouteilles sont stockées là, dans des casiers plastiques écarlates. Humidité oblige, ni le fer (qui rouille) ni le bois (à cause des champignons) ne peuvent porter le vin. D'ailleurs, toutes les étiquettes sont protégées par trois tours de film transparent. Au total, plus d'un million de flacons vieillissent ici à 10° C été comme hiver. La majorité appartient à des particuliers ou à des restaurants.…
Ras le bol! Les vignerons du Bugey en ont assez de voir associer leurs vins aux fumées blanches de la centrale nucléaire éponyme, en fonctionnement depuis 1965 et candidate à l'installation sur son site d'un futur EPR (l'enquête publique est en cours). Depuis des années le syndicat de l'appellation négocie avec les responsables d'EDF, espérant aboutir au changement de nom de leur envahissante voisine. Pourquoi pas centrale de Saint-Vulbas, sa commune d'implantation, ou centrale de la plaine de l'Ain? « Mais on est face à un mur », constate Jean-Luc Guillon, le président du syndicat, qui se souvient des incidents survenus à la centrale du Tricastin en 2008 et du préjudice subi par les vins estampillés Coteaux du Tricastin, rebaptisés depuis Grignanles-Adhémar, qui ont dû mettre le paquet pour se…
En décembre, soutenus par la Région Bretagne, les jeunes vignerons du Morbihan, Finistère, Côtes-d'Armor et Ille-et-Vilaine ont officialisé un projet de dépôt d'une IGP bio Vins de Bretagne devant l'Inao. En excluant le vignoble du Pays nantais, breton mais rattaché administrativement aux Pays de la Loire. Depuis, branle-bas en sud Loire! « L'aire géographique doit être ouverte au territoire historique de la Bretagne. Nous serons intransigeants là-dessus », a dégainé Maxime Chéneau, président du Syndicat des vignerons de Bretagne (SVB) implanté à Monzillon (Loire-Atlantique). « Ce sera cinq départements sinon on se fera entendre lors de la procédure nationale d'opposition ». Ambiance. Face à ces aînés remuants, la jeune filière bretonne joue la diplomatie. « Nous sommes sans tabou. Il faudra comprendre les arguments des uns et des autres »,…
Jean-Claude Boisset acquiert le domaine Jean et Sébastien Dauvissat, 11 ha à Chablis dont quelques parcelles en Premiers crus et une en Grand cru Les Preuses. Cet achat enrichit le patrimoine viticole de la maison Boisset à Chablis, où elle possède déjà la maison J. Moreau & Fils. Les taxes Trump aiguillonnent Millésima Afin d'anticiper les taxes sur les vins de Donald Trump, Fabrice Bernard, P.-D.G. de Millésima, a quadruplé les expéditions de containers de grands crus vers sa filiale américaine. Une année et demie de chiffre d'affaires de Millésima USA a été envoyée en quatre mois pour garder de bons prix aux États-Unis. Guillaume Rahon à la tête des vins du Jura Guillaume Rahon prend la direction du Comité interprofessionnel des vins du Jura. Il succède à Olivier Badoureaux…