Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.
Voir la ville renouer avec son riche héritage vigneron, c’est formidable ! Il y a au moins trois motifs de jubilation dans l’ouverture ces jours-ci de la Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon. Le choix du lieu pour commencer. Ce sont les murs augustes des Hospices de Dijon, fondés en 1204 et devenus au fil des siècles l’hôpital général de la ville – accueillant des malades jusqu’en 2015 – qui ont été retenus. Voir une école de cuisine flambant neuve, deux restaurants, des caves bien remplies, un alléchant programme d’expositions gourmandes remplacer salles de garde, enfilades de lits et armoires à médicaments a quelque chose de rassérénant et même d’irrésistiblement optimiste en ces temps de morosité sanitaire. Plus qu’une rupture, on salue une continuité. Bien manger,…
Château Lafite incarne un mythe dans le monde du vin. N’est-ce pas un peu lourd à porter ? Oui, mais en même temps c’est rassurant car nous ne sommes qu’une petite partie de l’équation, ce qui est le cas dans la viticulture en général. Tant d’éléments entrent en compte pour réussir un grand vin. La marge d’erreur est énorme, cela nous oblige à beaucoup d’humilité. Mon rôle consiste à ne pas marquer les esprits. N’y a-t-il pas une frustration lorsqu’il y a peu à apporter de soi-même dans une histoire si forte ? C’est une grande difficulté. Nous sommes tous humains, avec un ego et une personnalité. Il faut savoir se retenir, s’oublier… Il s’agit d’un grand défi. Votre parcours ne vous prédisposait pas à prendre la tête des domaines…
Des bouteilles livrées avec plusieurs mois de retard, des prix qui flambent en raison de la hausse du coût des énergies fossiles, gaz en tête. Depuis un an, rien ne va plus chez les industriels du verre qui ne parviennent plus à alimenter la chaîne d’approvisionnement du vin pour accompagner la reprise post-Covid-19. Chez les vignerons, à trois mois des vendanges, la pression monte alors qu’il faut déjà faire de la place dans les chais. « Même en anticipant mes commandes six mois à l’avance, je suis face à un manque potentiel d’un million de bouteilles entre mai et juillet. Si elles ne sont pas livrées, ce sera une perte sèche pour nos rosés 2021 », s’inquiète Philippe Brel, le directeur de l’union de caves coopératives Estandon. Pour maintenir sa…
«Je reçois des coups de téléphone tous les mois pour me demander si je vends mon domaine », nous glissait un vigneron provençal en début d’année. Il n’est pas le seul tant la ruée sur la Provence est bien réelle ! Début mars, le groupe Pernod Ricard annonçait sa prise de participation majoritaire dans le château Sainte-Marguerite, cru classé de 168 hectares en Côtes de Provence. La somme de 148 millions d’euros circule avec insistance, soit près d’un million l’hectare ! De la folie. Toujours en AOC Côtes de Provence, Michel Reybier, fondateur du groupe Aoste devenu propriétaire de château Cos d’Estournel (Saint-Estèphe), a racheté le château La Mascaronne en 2020. Du côté des Baux-de-Provence, le domaine Dalmeran vient de passer sous le contrôle de Julie de Germay de Cirfontaine,…
Les NFT dans le vin ? « Dans six mois, La RVF consacrera un numéro entier à cette révolution », pronostique tranquillement Laurent David, un ancien d’Apple devenu à 51 ans le leader de la Wine Tech française et l’heureux propriétaire du château Edmus à Saint-Émilion (6000 bouteilles/an). Attendra-t-on six mois ? Après Dom Pérignon et Lady Gaga l’an passé, après le comte Liger-Belair et Flavien Darius Pommier au château Darius à Saint-Émilion (lire La RVF n°658, mars 2022), c’est Maison Bouey, vénérable négoce bordelais, qui lance la première vente de bordeaux primeurs “éneftisée”. Comment ça marche ? À chaque caisse de grands crus classés 2021 acquise en primeur, Maison Bouey associe un jumeau digital, soit une signature cryptographique unique encodée et stockée dans une blockchain. Ce NFT (Non-Fungible Token…
Coup de tonnerre en pleine campagne des primeurs. Château Giscours, fameux troisième cru classé de Margaux, excite à nouveau les convoitises et déchaîne les passions. On pensait la hache de guerre enterrée entre les familles Tari, longtemps propriétaire, et Albada Jelgersma, exploitante du château depuis la fin des années 1990 et copropriétaire. Que nenni ! Les enfants de Pierre Tari, Guillaume (La Bégude à Bandol), Louis et Benoist, ainsi que le fils de Nicole Tari, Nicolas, se sont réconciliés – leurs parents s’étaient déchirés autour de l’héritage du grand-père Nicolas – pour intenter une action judiciaire afin de récupérer le contrôle du groupement foncier agricole (GFA) du château Giscours. « Des irrégularités graves ont été constatées dans la gestion du GFA, nous l’avons donc placé en liquidation », nous confirme…