Ils se disent “modestes” par opposition aux cépages internationaux (cabernet-sauvignon, chardonnay, etc.) qui représentent 80 % de l’encépagement mondial. Ils ont leurs “encartés”, une famille d’indéfectibles vignerons défenseurs de la diversité ampélographique française. Et leur meeting annuel, les Rencontres des cépages modestes, dont la prochaine édition se déroulera en Aveyron les 10 et 11 novembre. Créée en 2010, l’association visant à redorer le blason des cépages anciens a fait mouche. Elle rassasie un consommateur qui plébiscite aujourd’hui la remise en culture et en bouteilles de ces raisins au goût du passé : mondeuse, prunelard, persan… Prédominants dans le vignoble, ces cépages ont été décimés au XIXe siècle par le phylloxéra, remplacés par les porte-greffes américains avant que l’industrialisation de la production de vin n’aboutisse à leur arrachage, du fait de…