Grâce à son savoir-faire et ses experts, La Revue du Vin de France vous apporte une information riche pour connaître, choisir et déguster les bons vins, constituer votre cave et multiplier les plaisirs de la découverte.
« JE N’OUBLIERAI PAS CE VERRE DE CÔTES-DU-RHÔNE OFFERT PAR DENISE, AU COUVENT DE MALET, À SAINT-CÔME-D’OLT. » Lorsqu’on a marché et bu de l’eau toute la journée, un verre de vin prend une saveur particulière. Je l’ai vérifié cet été, sur l’épatant chemin de Compostelle. Même au fin fond de l’Auvergne, sur les hauteurs granitiques de la Margeride où la vigne se fait rare, on trouve toujours une bouteille à l’étape. Le chemin a cet étrange pouvoir de sublimer les goûts et de transformer un dîner frugal en festin. Un soir, j’arrive derrière les sévères murs de basalte du Grand Séminaire Saint-Georges, au Puy-en-Velay. Au réfectoire, en même temps qu’une soupe de légumes, l’hospitalier, lui-même ancien pèlerin, pose avec conviction une bouteille sur la longue table commune. Immédiatement, la…
La Revue du vin de France : Quelle surprise, le patron des patrons devient vigneron dans le Luberon ! Pierre Gattaz : Vous savez, je suis plutôt un béotien en la matière, pas du tout un professionnel du vin. Ce qui m’intéresse, c’est l’aventure entrepreneuriale au service de l’excellence française. Pour moi, investir dans le vin est un acte politique. Racheter cette propriété, c’est une façon de dire que je crois aux valeurs du vin, à l’excellence de la France, de ses terroirs, de son climat, aux hommes et aux femmes ancrés dans le territoire. Le vin c’est aussi l’export et le rayonnement mondial de notre pays. Mon mandat à la tête du Medef s’achèvera en juillet, je sais maintenant ce qui va occuper mes journées dans les trente prochaines…
Longtemps jugé rétif à la viticulture biologique, le rude Médoc est-il en train de se convertir, lentement, silencieusement, mais sûrement ? Six crus classés sont déjà certifiés en bio ou biodynamie (Pontet-Canet, Latour, Haut-Bages Libéral, Ferrière, Palmer et La Lagune), tandis qu’une trentaine d’autres, soit la moitié des crus classés du Médoc, fait des essais à plus ou moins grande échelle. Nouvelle équation à Pontet-Canet Comment expliquer cette vague verte sur un territoire qui fut longtemps chasse gardée des vendeurs de produits phytosanitaires ? En 2016, Cash Investigation, sur France 2, avait créé un choc en vilipendant le Bordelais pour son recours aux pesticides. Mais nous allons le voir, ce mouvement de conversion au bio est bien plus ancien. Et c’est plutôt du côté du succès insolent de château Pontet-Canet,…
Le 1er octobre dernier, la goélette Avontuur devait accoster à Montréal au terme d’une traversée atlantique de deux mois et débarquer, entre autres, une cargaison de… onze palettes de bouteilles de champagne Nicolas Feuillatte ! C’est Timbercoast, un armateur allemand, qui a proposé à la coopérative champenoise ce fret expérimental “éco-neutre”. Une aventure dans l’air du temps : avec ses voiles et des panneaux solaires comme seules sources d’énergie propulsive, l’Avontuur émet dix fois moins de CO qu’un cargo motorisé au fuel lourd, sans 2 parler du transport aérien et de ses rejets toxiques au-dessus de nos têtes. Le retour du “Retour des Indes” ? Bien qu’originale, l’initiative n’a rien de nouveau en soi. Au XIXe siècle, déjà, les bordeaux étiquetés “Retour des Indes” après un long voyage sur des…
Le chinois Alibaba ne laissera pas Bordeaux à l’américain Amazon ! Ce n’est pas le thème d’une nouvelle série TV de science-fiction, mais ce qu’a pensé très fort Jack Ma lorsque le tycoon chinois s’est positionné sur le marché du vin via son portail web Tmall. L’homme le plus riche de Chine, qui dirige le géant de la vente en ligne Alibaba, tente en effet de résister aux coups de boutoir de son concurrent américain, qui s’est récemment renforcé sur le marché du vin (lire La RVF n° 614). Le plan de Mister Jack ? Attirer un maximum de grands noms du vin dans ses filets, nouer des partenariats chics et racheter en douce des propriétés. Le premier à avoir signé est un renard des affaires : Bernard Magrez a…
Depuis le 5 septembre, une affiche sponsorisée par le ministère de la Santé et l’Institut national du cancer (Inca) et censée prévenir contre les risques du cancer fait monter la température dans les chais. On y voit un tire-bouchon assorti de la mention “Réduire sa consommation d’alcool, franchement, c’est pas la mer à boire”. Tire-bouchon oblige, les professionnels du vin se sentent piqués au vif et rappellent que la nouvelle ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n’est autre que l’ancienne présidente de l’Inca. L’émoi a gagné les rangs du Parlement. Un député La République en Marche de l’Hérault, Philippe Huppé, s’est saisi du sujet en publiant au Journal Officiel un rappel à la loi visant la ministre au motif qu’un article du Code de la santé publique (L. 3 311-3)…