Plus de crimes se commettent la nuit? Rien n’est moins sûr. Certes, la nuit suggère, par définition, un espace privé de lumière et, dès lors, hors la loi. Au cinéma, les meurtres se déroulent ainsi volontiers la nuit. Et dans la vie réelle, l’obscurité d’une route déserte ou d’une livide ruelle de banlieue provoque immanquablement une angoisse diffuse, tissée d’images de films et/ou de faits divers dont on a entendu parler. Résultat: la crainte d’être agressé est plus élevée la nuit que le jour. Ce sentiment d’insécurité varie selon les personnes et selon les quartiers, sans pour autant que le niveau réel de la menace soit différent. Plus que l’heure du crime, minuit semble donc surtout favoriser le sentiment d’être plus vulnérable et en danger. Notre peur ancestrale du noir…
