L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…
La mode est morte, vive la mode… Je connaissais la tournure traditionnellement réservée au sort du roi. Appliquée à la mode, elle semblait dire beaucoup – ou rien du tout ! Tout change, rien ne bouge, jusqu’à ce que quelqu’un arrive, et bouleverse toute notre façon de voir pour le meilleur, le pire, etc. La mode va et vient, et sa subtile violence nous force à modifier notre perception, nos goûts, nos désirs, nos idées et nos besoins. La génération de nos grands-parents nous a légué l’idée que le dimanche, il fallait s’habiller, vraiment s’habiller, pour passer en famille cette journée particulière. Mais… quel sens revêt désormais le dimanche ? Comment puis-je expliquer que mon survêtement est un essentiel de la saison et qu’il coûte probablement bien plus qu’on ne…
BENJAMIN SCHMUCK & LAURE-ANNE KAYSER Benjamin est photographe. Laure-Anne est directrice artistique. Ils se sont rencontrés à l’école des Gobelins. Plusieurs collaborations sont nées d’une compréhension mutuelle, riche d’échanges et de leur amour commun du détail. Ils ont pu travailler sur leurs projets respectifs dans un premier temps, avant que ne s’impose l’idée d’associer leurs deux noms. Autour des images, photos ou vidéos, leur duo fonctionne comme un nouvel espace commun de création et d’expérimentation. MARIE VALOGNES Née en France, elle s’est installée à Londres, où elle vit et travaille actuellement. Elle trouve sa vocation dans la photographie en expérimentant initialement le style documentaire. Par la suite, celui-ci s’est développé et élargi autour de thèmes inspirés par la psychologie et les notations sur la vie quotidienne. Sa carrière débute alors…
1. Sac “Reflective” en cuir grainé, MAISON MARGIELA. 2. Lunettes de soleil “Every day” en métal, FENDI. 3. Sac “Rive Gauche Saint Laurent” en lin et cuir, SAINT LAURENT PAR ANTHONY VACCARELLO. 4. Richelieus “Leyton 5” en cuir de veau, CHURCH’S. 5. Casquette “Logo Cap” en cuir, KENZO. 6. Sac à dos en cuir imprimé, GUCCI. 7. Bague “Grand Cabochon” de calcédoine bleue, MAISON AUCLERT. 8. Cyclistes en toile et semelle gomme, J.M. WESTON. 9. Étiquette à bagage en cuir, CANALI. 10. Derbies “Woodcut” en cuir et semelle en bois, LOUIS VUITTON.…
Lanvin Versace Kenzo Maison Margiela Valentino Ermenegildo Zegna Berluti Prada Fendi Dsquared2 Emporio Armani Dior Homme Dirk Bikkembergs Louis Vuitton Alexander McQueen Messieurs, dites-moi ce que vous portez et je vous dirai qui vous êtes. Sauf qu’aujourd’hui, c’est un peu là où le bât blesse, songe notre correspondante sur le front des tendances.Auteure LILY TEMPLETON Tout est permis, donc rien n’est acquis. Épicurien mais sain, audacieux mais sage, sûr de son identité et un brin touche-à-tout, l’homme 2018 est un paradoxe enveloppé dans quelques couches d’étoffes : à la fois insaisissable et en même temps accessible. Après un été 2018 qui ressemblait à une révolution, où tout semblait permis et de préférence sur la même silhouette, l’automne met un point pas-si-final à cette échappée belle. Disons, un point-virgule ou un…
Bien sûr, ils ont trop souvent l’image de garçons proprets, aux cuissots d’acier, aux fessiers de bronze soulignés par des collants forcément trop serrés, à la mèche domptée par des tombereaux de laque, à l’œil un peu trop charbonneux. Bien sûr, on croit trop souvent qu’ils sont cantonnés au rôle un rien ingrat de porte-ballerine et de passe-tutu, étouffant sous les taffetas de leurs partenaires, et toujours un rien désespérés dans leurs tentatives pour faire croire à des princes toujours un brin ballots. Bien sûr, ils ont longtemps traîné des réputations contrastées, soulignées par moments par des ribambelles de sous-entendus plus ou moins ouvertement homophobes. Mais tout change. Sous l’impulsion de quelques-uns, le danseur redevient un héros de la masculinité moderne, et donc une figure bankable pour nombre de maisons…
Sur les bancs de l’école, lorsqu’un professeur lui demandait de lire un texte à voix haute, tétanisé, il se laissait envahir par une culpabilité honteuse : il avait beau se concentrer, à l’âge de 15 ans, il était toujours incapable d’aligner une phrase correctement. Même crispation autour de l’écriture. Peter Lovatt excellait dans une seule discipline : la danse. Une pratique à laquelle il a été initié par des parents, issus du milieu hospitalier, qui s’y adonnaient dans des centres de vacances. “Toutes les générations se mêlaient : personnes âgées, enfants, adolescents, on dansait tous ensemble”, se souvient-il. Seul garçon inscrit aux cours de son école, il avait beau essuyer les moqueries de ses camarades – “Ils allaient jusqu’à douter de ma sexualité”, s’amuse-t-il – la danse restait pour lui…