L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…
En 1921 commence l’aventure de L'OFFICIEL qui, dans les années 1970, accueille un nouveau-né dans sa famille: L'OFFICIEL HOMMES, créé avec l’idée de donner une voix officielle à la mode masculine internationale. Ainsi, les célébrations de cet anniversaire très important se poursuivent. Et après avoir fêté en septembre les 100 premières anneés de l’edition féminine, ce numéro veut prolonger cette fête de style en rassemblant un line-up de talents uniques, unis par la passion. Des success stories comme celle de Juan Luis Londoño Arias alias Maluma, pop star internationale. Ou encore Tommy Gold, Nemo Schiffman et Luka Sabbat, choisis pour composer une équipe de personnalités gagnantes entre mode, art, pop culture et intelligentsia contemporaine. En commun, la définition d'un style homme sans barrières. OUR STARS : Maluma en GIORGIO ARMANI…
Devant son palmarès, on croirait avoir affaire à un vétéran du jazz. Pourtant, Tom Waters n’a que 20 ans. Son CV plaqué or s’explique par son extrême précocité. Il faut préciser que l’Anglais a de qui tenir. Son père n’est autre que Ben Waters, célèbre pianiste de boogie-woogie et cousin de l’immense rockeuse PJ Harvey. Élevé dans un hameau du Dorset, cet enfant de la balle a commencé à jouer du saxophone à l’âge de 8 ans, et cette fascination ne s’est jamais estompée. Le jeune prodige accompagne fréquemment son père sur scène et lorsqu’il commence à se sentir déconnecté du système scolaire, il opte pour des cours par correspondance, ce qui lui permet de suivre son père en tournée dans le monde entier. Depuis, Tom a réintégré le système…
L’OFFICIEL HOMMES : En quoi consiste précisément votre mission? SERGE CARREIRA : Ma mission a pour objectif de structurer, coordonner et consolider l’action de la Fédération de la haute couture et de la mode (FHCM) en faveur des marques émergentes, afin de les accompagner dans leur développement. Il s’agit de déterminer à quel moment un dispositif peut être le plus pertinent pour une marque, et d’en optimiser chaque action pour qu’il soit le plus utile à la maison dans son parcours. Un réseau de partenaires fidèles nous assiste dans cette démarche, à commencer par le DEFI et L’Oréal Paris, mais aussi Zedonk, Stellae International, Première Vision, Fabernovel, Le New Black, Grand Shooting, l’IFM, Bpifrance ou RSM. Ces acteurs référents du secteur accompagnent la Fédération et les marques dans chaque…
Si son nom est peu familier, Thomas Walther avait le regard le plus précieux qui soit, de ceux qui capte le hors-champ sensible, les ondes invisibles d’une photographie. Sans œillères, il arpentait le monde de la création d’un pas léger, semelles de vent aux pieds, sans se soucier de la signature au dos du tirage, guidé par la seule boussole qui vaille quand il s’agit de construire, sans même y penser, une collection : le plaisir, l’émotion, la curiosité, l’écoute (car oui, une œuvre d’art parle, il suffit de tendre l’oreille et de faire abstraction du fracas des préjugés), pour points cardinaux. Et une certaine gourmandise aussi : plus de 350 photographies composaient sa collection, représentant 127 artistes – ce qui indique une certaine inclination pour les sentiers de traverse…
L’OFFICIEL HOMMES : Vous avez créé votre marque, erEvan, à l’âge de 20 ans. C’est jeune! EVAN MORELLO BOGHOSSIAN : Toute mon enfance, j’ai beaucoup entendu parler de mode à la maison, ma mère travaillant à l’époque pour une marque influente. Je suis monté à Paris pour intégrer l’école Esmod, où je ne suis finalement pas resté longtemps. J’avais déjà très envie de créer mon entreprise, et je produisais une ligne de T-shirts qui marchait bien. L’opportunité d’ouvrir une boutique à Saint-Tropez s’est présentée à moi, et j’ai fait une première saison concluante qui m’a permis d’ouvrir un atelier de fabrication à Paris. Je me suis lancé comme ça, petit à petit, et tout est allé finalement assez vite. C’était il y a trois étés de cela, rien n’était…
La nostalgie, au lieu de jeter des braises sur le feu de la passion, l’étouffe. C’est donc délesté de tout passéisme larmoyant qu’il faut traverser cette extraordinaire mise en scène du génie de Thierry Mugler. L’associer spontanément à la grandiloquence des années 80 serait figer ses créations dans un espace-temps qu’elles ont toujours fui, pour justement s’affranchir des conventions, des normes de l’air du temps, pour proposer moins un vestiaire qu’un monde imaginaire, rêvé, fantasmatique. Vingt ans qu’il a arrêté la couture et le prêt-à-porter, qu’il refusait les expositions ou même le prêt de son travail, Thierry Mugler ne semblait pas soucieux d’entretenir son propre mythe. C’est à l’obstination patiente et bienveillante du commissaire de l’exposition, Thierry-Michel Loriot, qui avait signé des expositions évènementielles autour de Jean-Paul Gaultier et Viktor…