L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…
MEMENTO Courir après le temps semble être l’humeur du jour, comme suivre des régimes détox, anti-âge, antistress, anti-tout ce que vous voulez du moment que cela soit fourni sous forme de pilules, rien de bien neuf dirais-je… Il y a un concept qui s’oppose à tout cela, le timing de la mode, qui nous oblige à sauter les saisons et nous donne envie de porter un nouveau blouson en cuir sur une île. Quelle est la suite ? Quelle saison est la bonne ? Bien que certaines marques privilégient aujourd’hui un look détaché des contingences saisonnières, il y en a encore qui sortent de nouvelles collections avant même que les précédentes n’arrivent en boutique, rendant plus difficile à saisir quelle tenue est la bonne. La capsule en édition limitée tout…
JODY ROGAC Installée à New York, cette photographe au regard délicat et au romantisme pastel et pensif ne passe pas inaperçue. Elle signe des séries mode et des portraits dans le New York Times, Frieze, The Guardian et maintenant L’Officiel Hommes. JEAN-PASCAL GROSSO Renvoyé d’une école de journalisme pour “incapacité à s’intégrer au groupe de travail”, Jean-Pascal Grosso couvre en solitaire projections, festivals, conférences de presse, etc. Cet amateur de cigares n’a pourtant rien d’un asocial. Il va là où son corps le porte et en rapporte toujours le meilleur, comme lors de son voyage au bout du monde, à la découverte de l’hôtel magique rêvé par Marlon Brando. LILY TEMPLETON Journaliste installée à Paris, Lily Templeton parcourt le monde à la poursuite des fashion weeks les plus exotiques…
Avec son ADN classique et son injuste réputation d’uniforme de banquier du siècle dernier, la chemise à rayures opère aujourd’hui un inattendu retour en force. Si elle est suffisamment sobre pour faire bon ménage avec les pièces fortes de saison, elle reste convenablement nonchalante pour insuffler à ces dernières ce qu’il faut de désinvolture. Dans la pratique, la chemise rayée aura de préférence un volume légèrement ample et une longueur généreuse, l’idée étant de pouvoir la glisser dans un pantalon taille haute sans générer de faux plis. Et retrouver son irréprochable allure.…
S’il a participé à la légende de Corto Maltese, son origine remonte au XVIIIe siècle lorsque la Royal Navy l’intègre à son uniforme. Repris par l’US Navy puis modelé par les tailleurs dès 1890 pour assurer un port plus élégant en ville, le caban doit répondre à des caractéristiques bien précises. Court et légèrement évasé à la taille pour faciliter les manoeuvres des marins tout en les protégeant du vent, ce manteau en laine épaisse reste à flot comme cette saison chez Gucci. Autre élément indispensable de ce basique du vestiaire masculin: le double boutonnage, permettant de le fermer d’un côté ou de l’autre selon la direction du vent, détail essentiel suivant que l’on soit de la bordée bâbord ou tribord.…
Si des podiums à la rue il n’y a qu’un pas, l’inverse est tout aussi vrai. Totalement décomplexée, l’allure urbaine impose son style authentique et utilitaire avec le retour du bleu de travail. Un clin d’oeil à la révolution industrielle de la fin XIXe siècle où les uniformes d’ouvriers font office d’étiquette sociale. Une autre révolution, celle de Mai 1968, permet à ce vêtement, symbole du prolétariat, de sortir des usines pour habiller les étudiants contestataires. Cette nouvelle image intello et bohème ne tarde pas à séduire une nouvelle génération de créateurs. La Paz reprend à son tour l’iconique veste en toile de coton brute tout en conservant son emblématique bleu de Prusse et son allure workwear, indispensable.…
Vedettes des podiums chez la femme, les imprimés floraux ont poussé cette saison dans le vestiaire masculin. Qu’il s’agisse des feuilles exotiques stylisées imaginées par Dries Van Noten ou de fleurs abstraites chez Marni, la nature se décline en touches délicates comme en total look. Mais si jouer la carte de la décontraction flower power semble osé, on se protège du ridicule en faisant l’impasse sur l’option toison, si chère à Tom Selleck. Point de fantaisie hasardeuse chez Hermès où la sobriété est reine, aujourd’hui l’imprimé floral tout en subtilité se fait, tour à tour, citadin, folk ou arty sur un manteau en coton peint Dolce & Gabbana, exhalant un parfum de fraîcheur délicieusement estival.…