Dès la Haute Antiquité, du ive au ier siècle avant J.-C., l'homme maîtrise l'adduction d'eau. «Pour irriguer les terres, les Égyptiens creusent des canalisations. Ils inventent un dispositif, le “chadouf”, pompes manuelles faites d'une perche avec contrepoids à laquelle on fixe une peau attachée comme récipient pour élever l'eau jusqu'au fossé d'irrigation des cultures», nous apprend Passerelles, le site dédié aux métiers de la Bibliothèque nationale de France. Les Romains généralisent les canalisations grâce aux fistula aquaria, tuyaux de plomb, qui servent à abouter ceux faits en poterie ou en pierre. Ils différencient les eaux propres et usagées déjà conduites dans des égouts (Cloaca maxima à Rome). Exploitant la gravité terrestre, les aqueducs, ouvrages aussi gigantesques que précis, alimentent les grandes cités.
Des réservoirs sont construits, comme le Castellum divisorium…