Stéphane Bern nous emmène à la découverte du patrimoine français. Il nous raconte l’histoire de lieux restaurés, nous fait découvrir les coulisses du patrimoine. Derrière chaque pierre il y a une histoire, des hommes, des parcours, des métiers...
Pendant tout l'été, des centaines de milliers d'amateurs de la petite reine se sont massés sur les bords des routes, et plusieurs millions devant leur téléviseur, non seulement pour vibrer à l'épreuve sportive que constitue le Tour de France, mais aussi pour admirer les paysages naturels et les monuments historiques de l'Hexagone. Lui-même objet patrimonial et historique qui a plus de 120 ans d'existence, le Tour de France a fait l'objet en 2019 d'une demande d'inscription au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. Cette course dépasse largement le cadre de la seule compétition sportive, c'est une carte postale géante, déployée au fil des étapes qui traversent le paysage français, explorant tour à tour nos villes et nos campagnes, les bords de mer et les cols de montagne dont certains sont devenus…
DANS LA MANCHE Après sa chevauchée sur la Seine, le voici dans les airs… Hélitreuillé, le cheval mécanique qui a enflammé la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024 a fait une halte cet été à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Installé dans ce décor naturel et historique exceptionnel, il a offert une rencontre inédite entre patrimoine millénaire et création contemporaine. « Symbole de force et de mouvement, fruit du savoir-faire et de l'innovation scientifique et artistique de l'Atelier Blam, entreprise de design implantée en région nantaise, Zeus est une prouesse d'ingénierie, fusionnant art et technologie », explique son sponsor, Sanofi.…
DANS L'ISÈRE Non content d'être le seul de ce département de la région Auvergne-Rhône-Alpes labellisé Plus beau village de France (depuis 2009), Saint-Antoine-l'Abbaye a raflé au début de l'été le prestigieux titre de « Village préféré des Français 2025 ». Au terme de l'émission sur France 3, ce site médiéval, principalement connu pour son abbaye gothique a su profiter du charme de ses maisons de torchis ou de galets, de ses anciennes échoppes, de sa halle médiévale et de ses ruelles étroites à demi-couvertes (appelées « goulets »). La commune, qui a devancé Malestroit (Morbihan) et Semur-en-Auxois (Côte-d'Or) au classement final, succède à Collioure (Occitanie), élu l'an dernier. Les Français ont bon goût.…
Qui, en parcourant les ruelles de la péninsule méditerranéenne, n'a pas eu l'impression de flâner dans un musée à ciel ouvert? Entre la piazza del Duomo à Pise, les centres historiques de Rome, Naples et Florence ou la majestueuse Pompéi, elle abrite quantité de pépites patrimoniales. Avec 61 biens – 55 culturels et 6 naturels – inscrits, l'Italie est d'ailleurs le pays qui compte le plus grand nombre de sites classés au Patrimoine mondial de l'Unesco! Mais il est une blague aussi drôle qu'amère qui, dans les années 2010, fit fureur chez nos voisins transalpins: « Tu sais que 60 % du patrimoine culturel mondial est en Italie? Ah bon? Et le reste? Eh bien, le reste, il est ailleurs, bien en sécurité. » De nombreuses coupures de presse alertaient…
Avec 61 sites inscrits au Patrimoine mondial, l'Italie est le pays comptant le plus de sites référencés par l'Unesco. Sites archéologiques grecs, étrusques et romains, villas et palais de la Renaissance, jardins historiques, châteaux et couvents, il y en a dans chaque village, chaque ville, reflet d'une histoire riche et foisonnante. Ce patrimoine considérable est un enjeu important car porteur d'identification nationale et véritable atout touristique. En pointe pour la conservation culturelle, l'Italie emploie des techniques et une législation stricte pour protéger et restaurer ses monuments inestimables, d'autant qu'ils ont une immense valeur pour l'humanité tout entière. Parmi les dangers, outre l'usure du temps et les dégradations, les risques environnementaux, la pression urbanistique et le surtourisme comme à Venise. Pour y répondre, le pays a mis en place des outils…
En Italie, la loterie nationale en faveur de la restauration du patrimoine fait partie d'une longue tradition. Le pape Clément XII avait ainsi rétabli l'autorisation des jeux de loterie à Rome pour financer, dès 1732, la construction de la fontaine de Trevi. Depuis 1996, les recettes de la Lottomatica sont partiellement affectées à la restauration des monuments et des œuvres d'art. Ces fonds furent notamment utilisés pour réhabiliter le palais ducal de Mantoue ou les fresques de Giotto de la chapelle des Scrovegni à Padoue.…