Qu’elle serve à relater les premiers temps du monde, dresser des filiations entre des entités divines ou des héros mythologiques, légitimer une lignée royale, revendiquer un pouvoir, flatter l’ego d’une élite, calculer des degrés de consanguinité, rehausser l’éclat de ses origines familiales et gagner en respectabilité, renseigner un individu lambda sur l’identité de ses aïeux, etc., la quête des ancêtres, réels ou fictifs, s’enracine dans un passé lointain. Plusieurs millénaires avant notre ère, des listes dynastiques (listes de souverains) éclosent en Mésopotamie, en Égypte, en Chine. La Bible, en particulier la Genèse, abonde en généalogies. Sous le ciel bleu de l’Attique, la généalogie occupe une part non négligeable dans les récits d’Homère et d’Hésiode (poète du VIIIe siècle avant notre ère dont la Théogonie retrace l’histoire des dieux) et les…
