La demeure des morts éclaire toujours la vie de leurs contemporains… Ainsi, la diffusion des pratiques entourant les kofun reflète les relations tributaires qui existent entre les élites du Kansai, épicentre du pouvoir, et le reste de la société. Cette domination se lit déjà à l’échelle locale avec, autour des grands kofun, tout un système de tertres vassaux, plus petits, mais similaires. Elle se lit également à l’échelle de l’Archipel. Le Kansai surpasse et inspire les autres régions, qui se lancent aussi dans de grandes sépultures, mais moins somptueuses, s’approvisionnent en miroirs chinois, etc. C’est, pour certains chercheurs, la preuve que la société se structure de manière verticale même si l’organisation du pouvoir reste mal connue : «S’agit-il, s’interroge Laurent Nespoulous, d’une relation hiérarchique dure, d’une fédération ?» Car, curieusement,…