«Les associations de compagnons ne peuvent en aucun cas être qualifiées de sociétés secrètes, c’est un contresens absolu! », souligne l’historien François Icher. « Leurs seuls “secrets” ont longtemps été les savoir-faire, le patrimoine, les traditions propres à chaque métier. Dans les compagnonnages d’hier comme d’aujourd’hui, on peut certes évoquer une initiation, dans le sens où un parcours formateur est toujours proposé au jeune qui, d’“aspirant” ou “affilié”, peut obtenir le titre de “compagnon reçu” et, éventuellement, de “compagnon fini”, mais cette initiation ne doit être analysée que par la grille de lecture du métier », précise l’historien. « Pour passer d’un statut à l’autre, le candidat doit produire un travail particulier, pièce d’adoption, de réception ou de finition, preuve à la fois de sa progression, puis de son expertise…
