Lorsqu’on le questionne sur le talent des premiers artistes, l’expérimenté préhistorien Jean Clottes, un demi-siècle d’étude de l’art pariétal derrière lui, répond par une expérience personnelle : « Le 29 décembre 1994, j’ai visité pour la première fois la grotte Chauvet pour l’expertiser et l’authentifier. Devant le grand panneau des Chevaux associant quatre équidés, des aurochs et des rhinocéros, j’ai été ému aux larmes par sa beauté et sa perfection. Seules les grandes œuvres, réalisées par des artistes accomplis, produisent un tel choc », affirme le spécialiste qui résume ainsi l’opinion d’une écrasante majorité de ses collègues. Même sentiment, tout au long du XXe siècle, chez les artistes contemporains qui ont découvert l’art pariétal : Picasso, Miro, Dubuffet, de Staël, Soulages et Kandinsky, entre autres, ont exprimé leur admiration pour…