Àl’origine, la bouillabaisse est une soupe de poissons de roche abîmés, invendables au marché, que les pêcheurs des calanques marseillaises mitonnaient dans l’eau de mer, pour l’iode. «Quand elle bout, abaisse le feu » , disait une maxime provençale… C’est seulement en 1897, dans La Cuisinière provençale , que l’écrivain Jean-Baptiste Reboul a fixé la recette de ce court-bouillon de poissons relevé d’ail, d’huile d’olive, parfois de safran, servi avec rouille et croûtons. Il citait au passage 40 poissons utilisables, dont la rascasse, le grondin, le saint-pierre, le loup ou les langoustes en saison. Depuis, ce «plat du pauvre » a pris place sur les meilleures tables de Marseille et de Paris. Mais ses ingrédients continuent de faire débat : Marcel Pagnol était opposé…
