L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…
D’ordinaire, j’ai une idée très précise de l’humeur du numéro mais, cette fois-ci, elle est bien plus difficile à identifier parce qu’il ne s’agit pas des essentiels, ou de la pureté, ou d’un retour aux basiques. Il est plutôt question de la beauté et de la simplicité des choses que nous avons tendance à oublier, à ne pas analyser, que nous ne prenons pas le temps d’assimiler pour décider si nous les aimons, ou pas. Les artistes et les sujets ont été retenus pour une même raison : leur merveilleuse évidence complexe. Est-ce que vous voyez ce que je veux dire ? En fait, il ne faut pas trop se préoccuper d’être rationnel. Ces temps-ci, tout avance à un rythme bien trop trépidant pour qu’une intelligibilité se dessine. Il faut…
MARC HIBBERT Né à Harlow, dans le sud-est de l’Angleterre, le jeune homme a bien tenté d’étudier l’économie à l’université mais son amour des arts visuels l’a convaincu qu’il faisait fausse route – et sa découverte de la photographie a confirmé sa vocation. Autodidacte, il est parti à Londres, où il s’est concentré sur l’univers de la mode, et développé son art du casting, essentiel, selon lui, à sa démarche. Il a livré ses images au Telegraph, Crash ou L’Officiel Mexique. OMAR SARTOR Familier de ces pages, ce photographe, auteur de campagnes pour Valentino, nous en apprend plus sur sa démarche : “Je voyage souvent, si possible à moto. J’adore les paysages, en particulier la nature du Grand Nord, tout comme les grandes villes me fascinent. J’aime m’y perdre, en…
Il est au vestiaire masculin ce que (I Can’t Get No) Satisfaction est au rock : un classique entre les classiques. Le manteau long fait chaque hiver le miel des créateurs qui prennent un doux plaisir gourmand à le revisiter sous toutes les coutures. Il n’est cependant pas toujours aisé de trouver un modèle à la fois suffisamment intemporel pour défier les tendances et suffisamment original pour dynamiser la silhouette. C’était sans compter l’inventivité de l’un des Six d’Anvers, Dirk Bikkembergs, dont la vision pourrait bien atteindre la perfection. Car, malgré son attachement à l’allure sportswear, cet avant-gardiste belge fait preuve d’un surprenant classicisme par sa maîtrise des volumes et des belles matières, poussant même le chic jusqu’à l’utilisation du double boutonnage croisé sans pour autant altérer la décontraction qui…
Si vous n’avez pas pu mettre la main sur la planche de l’album inachevé d’Hergé, Tintin et le Thermo-Zéro, vendue chez Christie’s en novembre dernier pour 230 500 €, vous pouvez toujours emprunter le style du héros à la houppette. Un pull bleu ciel désormais mythique, largement plébiscité par les créateurs cette saison comme chez Burberry qui en offre une luxueuse lecture en laine et cachemire et dont l’encolure ronde et profonde révélera le col de votre chemise. Les tintinophiles perfectionnistes pourront puiser dans le vestiaire intemporel de la maison britannique et compléter cette silhouette d’un trench-coat en gabardine beige, autre pièce indissociable de l’intrépide reporter.…
Rares sont les vêtements dont l’histoire fascine autant que celle du blouson en cuir. Versatile, on l’a découvert comme uniforme d’aviateur pendant la Première Guerre mondiale avant qu’il ne devienne le signe de reconnaissance des motards, puis l’apanage des icônes rock. Immortalisé par Marlon Brando dans L’Équipée sauvage, devenu légende sur James Dean, le cuir se fait l’étendard d’une jeunesse rebelle et des mauvais garçons au sang chaud. Victime de sa réputation dans une Amérique où le puritanisme fait rage, son port est interdit dans certains établissements – c’est dire son potentiel subversif. Délivré de sa connotation bagarreuse, le blouson noir électrise les créateurs très inspirés par son ADN. Fidèle à l’esprit rock de ses débuts, Zadig & Voltaire revisite admirablement cette seconde peau au caractère impétueux. Son col structuré…
Le créateur Gosha Rubchinskiy, actif depuis 2008, est un adepte des coups d’éclat (il a casté tous les mannequins d’un défilé récent sur Instagram) et de la multidisciplinarité (photographe et cinéaste). Il aime prendre à rebours les conventions et sait néanmoins manier avec tact les évidences. On retrouve dans cette veste croisée son beau souci pour le vêtement rigoureux, pensé presque graphiquement. Avec sa coupe cubique et ses épaules carrées, cette pièce nous renvoie dans les années 1990, en un aller-retour radical, entre nostalgie stimulante et modernité aiguë.…