L'Officiel Hommes est un magazine sincèrement différent. Moderne, il traite de toutes les nouvelles tendances, tout en confirmant les essentiels et incontournables de la mode masculine par-delà les saisons. Elégant, sélectif, différent…
Des compagnies d’aviation low-cost sans aucun service superflu, des croisières tout compris avec des itinéraires calculés au plus juste et des centaines de passagers, des circuits touristiques sur-mesure avec des guides locaux, Google Earth, le trajet quotidien d’une banlieue au bureau, d’une ville à l’autre et parfois d’un pays à l’autre, le Lonely Planet Corée du Nord, l’ouverture de Cuba aux Yankees, des sites internet dédiés à la recherche des billets d’avion les moins chers, des excursions au sommet de l’Everest, Airbnb, un office du tourisme installé sur le moindre bout de caillou… Un voyage incessant, global, ne connaissant aucun répit. En tendant l’oreille, vous pouvez entendre le bruit des pas arpentant chaque mètre carré de la planète, à la recherche d’une échappatoire, d’une expérience, pour se détendre, se transcender.…
LAUREEN ORTIZ Diplômée à la fois de l’ESJ Lille et de la Fémis, section scénariste TV, à Paris, Laureen Ortiz a travaillé à Libération, en tant que correspondante à Los Angeles. Elle a ensuite officié pour l’AFP à Washington et à New York, avant de s’exercer à l’écriture de séries TV. Pour L’Officiel Hommes, elle est partie à la rencontre de l’acteur Alden Ehrenreich, la star montante de Hollywood. THIBAULT DE MONTAIGU Le journaliste et écrivain Thibault de Montaigu vit à Buenos Aires. Après le très remarqué roman Zanzibar (2013, éd. Fayard), il a publié en 2015 son Voyage autour de mon sexe (éd. Grasset), un essai sur l’art de l’autoérotisme d’Aristophane à YouPorn. Il travaille ces jours-ci pour le cinéma et le théâtre. Pour nous, il s’est plongé dans…
Une force physiologique maléfique est à l’oeuvre dans la société. L’acte de s’asseoir au volant d’une voiture transforme n’importe qui en crétin impatient et égoïste. Une fois installé, votre seul souci est d’arriver à destination le plus rapidement possible. Mais vous voilà furieux, bloqué dans d’interminables embouteillages, perpétuellement retardé. Une place à trouver vous prend une éternité et de la vapeur vous sort par les narines tandis que vous maudissez les automobilistes honnis avec qui vous êtes contraint de partager la route. Vous payez l’essence, le parking, d’innombrables papiers et amendes. Et des ordures s’accumulent dans votre véhicule, dont la valeur se déprécie jour après jour. À moins que vous soyez un usager des transports publics. Chaque jour, compressé dans une rame de métro, vous essayez de lire votre journal…
Le débardeur sous-vêtement en côte, en maille ou en jersey, s’affiche aujourd’hui moins sous la chemise qu’à l’air libre. Inventé au mitan du XIXe siècle à l’intention des employés des Halles (selon la légende, par un manutentionnaire ayant découpé les manches de son pull pour faciliter l’effort), il abrite les reins des courants d’air et a pris le surnom de marcel, suivant le (pré)nom de son principal fabriquant, Marcel Eisenberg. Le marcel est le plus cruel des vêtements : il ne flatte que les corps les mieux sculptés, et aux gringalets fait une silhouette de comédie burlesque, de petit garçon se rêvant homme trop tôt (au mieux), ou d’inconscients. S’il est acquis qu’il faut danser comme si personne ne regardait, s’habiller réclame un peu de réflexion. Le marcel, dans sa…
Que faut-il attendre d’un sac ? Qu’il n’alourdisse pas la silhouette étudiée avec soin et travaillée avec obstination. Qu’il abrite aussi l’essentiel, sans se gondoler (et soyons franc, il tient en effet à peu de chose, à moins de convoyer des lingots). C’est déjà un début. Ensuite, l’important est qu’il dépasse sa fonction et embrasse une vocation qui ne soit pas simplement utilitaire. Le sac Bally, en parfait prélude pour les escapades printanières, a tout compris.…
S’il y a bien une leçon que la mode est susceptible de donner, en retenant notre attention, c’est celle de la liberté. Vis-à-vis des normes, de la convention, des habitudes, toutes ces paresses tristes. Les frères Caten à la tête de Dsquared2 le savent bien. Fomentant cette fabuleuse veste hybride entre denim et costume, ils nous rappellent à l’ordre – vive le beau désordre……