Au Moyen Âge, chaque personne baptisée a dû prendre un seul nom, biblique (Pierre, Jean, Marie…) ou germanique (Thibaut, Bernard, Astrid, Clothilde…). C’est au XIIe siècle, en raison de l’explosion démographique, que chacun s’est doté d’un second nom, souvent celui du chef de famille: c’est le cas de Martin, Séguin, Amalric… D’autres catégories de noms renvoient à une origine (Lallemand, Lebreton, Lenormand), à un élément proche du lieu d’habitation (Dupont, Lagrange, Duchêne), à des traits physiques (Gros, Leroux, Petit) ou moraux (Gaillard, Courtois). On pouvait aussi être désigné par son métier (Boulanger, Meunier, Tisserand). Sur les 520000 noms répertoriés en 1900, 200000 se sont éteints, selon l’Insee. Mais d’autres sont apparus: en 2000, on recensait ainsi 60000 noms transformés et l’immigration en a introduit 830000 entre 1891 et 1990.…