Elle est belle, elle ne signifie rien, c’est une œuvre silencieuse », déclarait André Gide en 1905 à propos de la sculpture Méditerranée. C’est en cela qu’Aristide Maillol était en rupture avec les sculpteurs de son époque. « La sculpture du XIXe siècle est très bavarde, pleine d’attributs et de symboles, elle a toujours une histoire littéraire, mythologique, religieuse à raconter… Maillol, lui, est dans le refus du sujet, de l’anecdote, explique Antoinette Le Normand-Romain, directrice générale honoraire de l’Institut national d’histoire de l’art et co-commissaire de l’exposition. Chez Maillol, la forme possède en elle-même son pouvoir d’expression et l’œuvre n’existe que par elle-même, sa présence, sa densité, l’harmonie de sa composition… »
L’exposition s’attache à retracer la carrière et l’évolution artistique de cet homme – célèbre et pourtant assez mal…
