À l’aube du Ier millénaire av. J.-C., tout le Proche-Orient se soumet encore aux appétits insatiables de deux grands empires : l’Égypte des pharaons et l’Assyrie, qui contrôle toute la Mésopotamie grâce à sa redoutable armée.
À la faveur d’un relâchement de la mainmise égyptienne, le Levant s’est fragmenté en une demi-douzaine d’entités politiques de dimension moyenne : sur la côte Nord, les Phéniciens, organisés en cités-États indépendantes (Tyr, Sidon, Byblos), se sont lancés dans le commerce maritime ; sur la côte méridionale, les Philistins se sont fixés en cinq cités-États principales (Gaza, Ashkelon, Ashdod, Ekron et Gath). Si l’Égypte, pour des raisons commerciales, a longtemps lorgné sur cette étroite bande côtière, elle ne s’est jamais trop aventurée vers l’intérieur des hautes terres du pays de Canaan, où ont émergé…