Un chasseur passionné de migrateurs livrait il y a quelques jours, le regard triste et dépité : « Depuis quelques années nous n’avons fait que perdre: la tourterelle des bois, les oies, le courlis, maintenant les alouettes aux pantes… Que va-t-il rester de notre chasse populaire? » La dernière décision du Conseil d’État a été un véritable coup de massue: une terrible sentence proclamée pour les tendeurs aux grives et vanneaux des Ardennes, les passionnés d’alouettes aux pantes et matoles, et, plus largement, pour toutes les chasses traditionnelles. Car le couperet du Conseil d’État laisse imaginer le pire! Demain ce sera la vénerie, la chasse de nuit aux canards, les palombières ? C’est le cœur de la chasse qui risque d’être brisé afin de nous affaiblir encore davantage; pire, de…
