“Je suis designer industriel de formation, et non pas architecte d’intérieur, c’est assez particulier”, annonce d’emblée Dorothée Meilichzon, à une table de l’hôtel Bachaumont, une de ses créations récentes. À ceux s’imaginant que l’art de dessiner une chaise ou de choisir une applique fait tout, petite mise en garde amicale : “C’est une formation rigoureuse, elle demande cinq ans d’études. On apprend à mettre au point des concepts adaptés, à identifier un consommateur, à faire un devis, des études de marché, des maquettes, de la 3D, du dessin technique… Toutes choses essentielles à un architecte d’intérieur.” On peut ainsi mener un parcours très contemporain, en abreuvant une démarche d’alluvions imprévus, à “digresser et progresser dans un même mouvement”, selon la formule de Laurence Sterne, sans oublier l’inspiration première : “Je…