Le docteur Aline Mercan, généraliste, phytothérapeute et ethnobotaniste, sonne l’alerte. Pour elle, il ne s’agit pas de renoncer à se soigner avec les plantes, mais de préserver les végétaux. En effet, certaines plantes comme l’arnica sont aujourd’hui en danger, car trop récoltées : 80 à 90 % de perte dans certains endroits. Il convient donc de surveiller, mais aussi d’informer les cueilleurs : l’abondance est illusoire. Si, lorsqu’on se retrouve en milieu naturel, on a le sentiment d’être seul à ramasser les fleurs ou les herbes, on ignore que des dizaines d’autres sont également passés en partageant ce même sentiment. Ce constat est aussi celui de l’Association française des professionnels de la cueillette de plantes sauvages (AFC), dont la raison d’être est la préservation de la ressource.
UNE CUEILLETTE ÉCORESPONSABLE…
