Le terme d’origine persane, pairidaeza (paradis) désigne un jardin clos de murs. Il diffère d’hortus qui, lui, qualifie un jardin à vocation vivrière. Si notre culture occidentale nous permet d’appréhender sans trop de difficultés les jardins de l’Inde moghole, grâce, en particulier, à l’influence de l’Islam, c’est moins le cas avec les jardins chinois et japonais. Cette remarquable exposition nous permet de découvrir l’art des jardins de ces trois pays et d’admirer leur extrême raffinement. Toutes les pièces présentées sont issues des collections du Musée Guimet, associées dans une scénographie efficace. On y admire dessins, manuscrits, vêtements, objets, paravents, photos… Le jardin moghol est régulier, très structuré et organisé en quatre carrés entourés par des canaux, évocateurs des quatre fleuves du paradis. Cette eau assure une luxuriance à la végétation,…
