C’est peut-être sur les rives du lac Titicaca, le plus grand et le plus haut lac navigable de montagne au monde (3 810 m d’altitude), que s’exprime le mieux la pérennité péruvienne. À leur façon, ibis, canards, hérons, vanneaux et autres foulques, en nombre et en voix, y participent. La nature règne sans partage sur cette véritable mer intérieure. Indissociable du mythe fondateur de la civilisation inca, elle a ses vagues, et même ses coups de tabac. Ses îles aussi, dont Amantani et ses infusions salvatrices, Taquile et ses cultures en terrasses, Los Uros et ses dizaines d’îlots artificiels faits de roseaux savamment enchevêtrés. Le roseau joue un rôle clé dans la vie du lac : les hommes le tressent, le bétail le rumine. Ici, 8 559 km2 d’une eau féerique,…