En 1995, Jim Goldberg faisait paraître Raised by Wolves, une impressionnante plongée parmi les ados à la dérive, en Californie. Fugue, dope, alcool, prostitution... les ingrédients d’un livre-choc sont réunis, mais, au-delà du tableau sans futur, le photographe livre une étude différente, allant main dans la main avec ces gosses de la rue. Goldberg les photographie, fait un long bout de chemin avec eux, leur demande de se raconter (c’est un livre où les textes sont aussi importants que les images). Et parfois, au feutre, à même l’image, un adolescent écrit la légende amère d’une vie violente. En 2019, à Paris Photo, choc émotionnel : un galeriste américain, Case-more Kirkeby, exposait des Polaroid inédits pris par Jim Goldberg à la même époque, sans doute pour pouvoir leur montrer dans la…
