D’abord, de dos, chemise blanche, carré brun, assise devant des écrans vidéo. Puis une bouche, rouge, devant un micro. Et une voix, qui dit « Vincent », tandis qu’en fond, Dusty Springfield chante Son of a Preacher Man. Puis une main, finement manucurée, manipule un joystick relié à une caméra, avant de tracer des rails de coke qu’un nez ne tardera pas à engloutir. Enfin, bien sûr, des pieds, nus, un peu noircis sous la plante, exécutant un petit pas de danse prémonitoire sur le marbre. « Let’s go ! » C’est ainsi qu’apparaît Uma Thurman dans Pulp Fiction : un corps fétichisé, sublime, de 24 ans. Son visage, lui, ne sera montré que dans les plans suivants – mais quels plans ! Après une longue palabre dans un bar,…