La jeunesse n’est pas un âge; c’est un passage. Celui, dit Michel Houellebecq dans son récent Sérotonine, qui mène de « cette insouciance charmante (ou, au choix, cette dégoûtante irresponsabilité), cette sensation d’un monde indéfini, ouvert » au moment où « le réel se referme sur soi, définitivement ». Insouciante, vraiment? Tout au contraire, elle est exigeante, sourcilleuse, comme l’ont rarement été les jeunesses précédentes. Elle se débat pour que ce monde crépusculaire, plein de menace et de chaos, devienne, malgré tout, le sien. Il est temps que j’arrête de philosopher, ayant raté le bac trois fois, ne fanfaronnons pas.
Tant que le réel NE S’EST PAS REFERMÉ. Cela dit, la jeunesse est une promesse. Dans le cinéma français, on dit « un espoir ». Depuis 1983, l’académie des César…
