Ses messages replongent le président au bon vieux temps de l’insouciance. Ils sont pleins de blagues, de smileys, de petits mots tendres, des « forza », des « tiens bon, mon lapin », « love u » et d’autres, plus acerbes, sur la politique fiscale, l’affaire Benalla, le remaniement... Ça mitraille sur la messagerie chiffrée Telegram, au cœur de la nuit, d’un conseil des ministres, d’une visite à l’étranger, comme récemment en Arménie, lors du Sommet sur la francophonie. « Voilà le seul mec qui m’insulte encore », a soufflé Emmanuel Macron sur les hauteurs d’Erevan. Brigitte et quelques proches collaborateurs ont saisi, avant même qu’il n’ajoute, attendri : « C’est Bernard... »
Bernard Mourad, son vieil ami banquier, le plus atypique, le plus littéraire, le plus libre, le seul…
