Dans quelques jours, tous les regards seront tournés vers lui. Il déclinera son nom – Janowski –, son prénom – Wojciech –, sa nationalité – polonaise –, sa profession – gérant de sociétés. Il se tiendra debout face aux jurés de la cour d’assises d’Aix-en-Provence, avec sa chevelure argentée toujours impeccablement peignée, sa haute stature d’homme d’affaires, ses manières policées d’ex-consul honoraire de Pologne à Monaco, sa réputation de philanthrope et ses convictions chrétiennes. Lui, un assassin ? Ordonnant l’élimination sauvage, au fusil de chasse, en pleine rue et en plein jour, d’Hélène Pastor, sa belle-mère âgée de 77 ans ? Osant s’attaquer à l’une des femmes les plus riches de la principauté, incarnation vivante de la pérennité du Rocher et de son assise financière ? Ourdissant son sordide complot…