Claude Lanzmann, 92 ans, n’aime pas trop s’attarder sur le passé. Il a toute une oeuvre derrière lui, et, dans son grand bureau, des photos qui parlent souvent à sa place. Une belle femme blonde, en majesté – « ma fiancée », murmure-t-il, sans en dire plus. Sartre et Simone de Beauvoir ; lui et Simone de Beauvoir ; des amis disparus ; des vivants aussi, dont l’écrivain Philippe Sollers. Il a vécu cent vies, veut vivre encore et rêve de ne jamais mourir. Son film Les Quatre Soeurs, récits de survivantes des camps de la mort qu’il n’avait pas intégrés à Shoah, est passé sur Arte en janvier. « Je peux en faire d’autres, j’ai des masses de documents. »
La nostalgie est un mot dont il semble ignorer…