Leur danse passionnée, sur fond d’épidémie du sida, a bouleversé Jessica Chastain, Will Smith et Pedro Almodóvar. Nathan (Arnaud Valois), néomilitant discret, est fasciné par Sean
(Nahuel Pérez Biscayart), le révolté. Ils se rencontrent au début des années 1990 sur les bancs d’Act Up-Paris, se séduisent dans une manif, tombent amoureux quand la réalité meurtrière de la maladie les rattrape. 120 battements par minute, long-métrage de Robin Campillo lauréat du Grand Prix à Cannes, « c’est d’abord l’intimité de ces corps si jeunes, traversés par la maladie, poursuivis par la mort », résume Nahuel Pérez. Ces corps invisibles, car abandonnés par la France mitterrandienne, le duo d’acteurs a bien failli ne jamais les incarner. Quand Robin Campillo a commencé à chercher ses deux héros, Arnaud Valois avait déjà quitté le…
