Deux bises claquent, furtives, comme celles qu’on donne à la sortie des cours avant d’allumer une clope. Un faon se dresse, debout sur ses pattes graciles, prunelles noisette et buste minuscule dans un T-shirt blanc. « Salut, Lily-Rose », se présente-t-elle d’un sourire lacté. La voix, joyeuse, demande un smoothie pomme kiwi. Et soudain, la paix revient dans ce petit salon de thé du Marais. Quelques minutes plus tôt, l’ambiance était électrique; Vanessa Paradis passait inspecter les lieux, louve aux lèvres closes, regard suspicieux. Il faut dire qu’une grappe de paparazzis frétillait dans les parages. « Oui, ils sont encore là, observe Lily-Rose en se tournant doucement vers la fenêtre. Ça ne s’arrête jamais vraiment. Regardez ça. » Ses doigts fragiles glissent sur son smartphone, dévoilent des clichés volés la…
