C’est curieux, quand même, tous ces gens à poil. Certes, nous sommes en 2115 et il faut vivre avec son temps. Il n’em- pêche : je soussignée, Dorothée Parterre, deuxième du nom, avoue ne jamais m’y être faite. À la table qui jouxte la mienne, là où s’asseyait toujours ma légendaire arrière-arrière-grand-mère, un type gras du bide engloutit un Welsh Rarebit, le paquet aussi compressé qu’apparent, et le tout m’écoeure. Je ne me rappelle pas le nom du ramolli du bulbe qui a lancé cette mode (un « créateur », paraît-il. Tu parles...) mais c’est resté. Enfin, à poil... pas vraiment. Chacun porte la même combinaison isotherme, fine, souple, inusable et surtout transparente. Il semble qu’à la fin du XXIe siècle, le monde occidental ait décidé que, dans la forme…
