Le vent a forci, il y aura de la casse, quelques blessures, légères… La mer… On ne la voit pas danser le long des golfes clairs. Trenet en eût sans doute été peiné. Dans l’azur, pas un poil d’air. Un lac Léman. Les senteurs de bosquets de pins dAlep et de massifs de lauriers roses parviennent néanmoins jusqu’aux narines des marins. Les voiles sont hissées dans la rade de Porquerolles. Zef aux abonnés absents et, pourtant, le petit monde des hommes de mer s’affaire, sourire aux lèvres, hisse les grands-voiles et génois, trinquettes et perroquets sans coup férir, semble-t-il. Ils sont d’ici, d’ailleurs, de Suisse ou dAngleterre, des Etats-Unis, d’encore plus loin parfois, de tout là-bas. La scène est belle, onirique. Quarante-trois bateaux, vieux de cinquante ans ou d’un siècle,…
