Elle est devenue incontournable, centrale. Alors qu’autrefois, chiens, cochons d’Inde, lapins, chats, etc. peuplaient les laboratoires, aujourd’hui une seule espèce, la souris domestique Mus musculus, écrase toutes les autres. Dans le monde, elle représenterait à elle seule environ 60 % de l’ensemble des animaux de laboratoire, reléguant le reste de la création, des poissons zèbres aux calmars, en passant par le furet, au rang de lointains outsiders réservés à des études très spécifiques. Car depuis des décennies déjà, lorsqu’une équipe engage un travail biomédical, qu’il s’agisse d’explorer un mécanisme ou de tester une molécule, c’est, par défaut, sur des souris.
Résultat ? Selon un article publié en 2023, la recherche mondiale consommerait au moins 50 millions de souris de laboratoire par an. L’animal est devenu l’objet d’un élevage intensif mondialisé…