En France, la police scientifique utilise l’ADN de deux façons : 21 marqueurs, fixés par le code de procédure pénale, servent à établir un profil génétique – dont certains iront alimenter le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Ces marqueurs, courts fragments d’ADN, sont pris dans les régions “non codantes”, c’est-à-dire ne portant pas d’informations ; seul le sexe est déterminé. Ce profil identifie une seule personne, comme un code-barres, mais ne dit rien d’elle… Par contre, depuis 2014, 120 autres marqueurs, issus cette fois de régions codantes, servent à brosser un “portrait-robot génétique” à partir d’ADN recueilli sur les scènes de crime : origine bio-géographique, couleurs des yeux, de la peau, des cheveux, taches de rousseur et calvitie sont analysées. “Ces informations sont à usage unique: elles ne…