Ils sont si discrets qu’on les avait jusqu’à présent négligés. Le mal est aujourd’hui réparé. Une équipe menée par Vladimir Parfenyev, de l’Institut Landau, à Moscou, s’est attachée à décrire les plus petits des tourbillons, ceux qui se forment à la surface de l’eau, où prédominent les forces capillaires, ces forces de surface qui, par exemple, retiennent les gouttes solidaires. “De précédents travaux avaient montré que des vortex pouvaient naître de la rencontre d’ondes à la surface de l’eau, explique le physicien. Nous avons développé une théorie, et découvert que c’est l’inclinaison locale de la surface, due à ces ondes, qui est le facteur crucial dans la naissance de ces vortex.” Projetant des ondes de surface dans un petit bassin d’eau, les chercheurs ont ensuite mis leurs équations à l’épreuve…