Les linguistes ont toujours considéré les langues indépendamment de leur environnement, à tort semble-t-il. En janvier 2015, une équipe internationale de chercheurs de l’université de Miami (Etats-unis) et de l’Institut Max Planck, à Leipzig (Allemagne) a en effet mis en avant le rôle du climat dans le développement initial des langues, et même suggéré qu’il pourrait être un facteur majeur dans l’éclosion des langues tonales : mandarin (Chine), thaï, vietnamien, mais aussi, en Afrique, bambara, akan ou zoulou… Concrètement, ces langues se caractérisent par un système complexe de tons dans lequel une même syllabe, prononcée à une certaine hauteur, donnera au mot un sens différent. Par exemple, en mandarin, le mot “ma” peut vouloir dire aussi bien “mère”, “cheval“, “pester“ ou “chanvre”, selon la hauteur de ton à laquelle il…