Peur, colère, joie, dégoût, tristesse. Mais aussi jalousie, envie, fierté, honte ou frustration: nos cerveaux sont “câblés” pour ressentir une large palette émotionnelle. Les neuroscientifiques, depuis une vingtaine d’années, pensaient d’ailleurs en avoir trouvé la part tangible, matérielle, inscrite dans notre organisation cérébrale. À force de chercher dans les images produites par les scanners ce qui nous remplit de joie ou nous fait piquer une colère, ils en avaient conclu que certaines zones sont essentielles pour activer telle ou telle émotion. Par exemple, l’amygdale, cette protubérance en forme d’amande nichée au cœur du cerveau, pour la peur; ou l’insula, repli profond du cortex, pour le dégoût. Accréditant ainsi l’idée d’un “cerveau des émotions”, menant une vie parallèle au cerveau “rationnel”, opérant, lui, dans le cortex, cette partie la plus récente…